Ah, Dengeki Daisy... une madeleine de Proust pour certains. Un souvenir poussiéreux pour d'autres. Et puis, il y a la question cruciale : la scan vf.
L'époque héroïque du téléchargement
On va pas se mentir, on est tous passés par là. L'époque où l'on attendait, fébrilement, la sortie d'un nouveau chapitre. Le serveur MangaFox qui rame à mort. Les images qui mettent trois plombes à charger. On s'accrochait, par amour pour Kurosaki et Teru.
Et puis, il y avait l'autre alternative... le torrent. Le torrent qui pouvait te filer un virus plus vite que tu ne peux dire "Kyosuke Motomi". Mais bon, pour voir le sourire de Daisy, on prenait le risque.
Mon opinion impopulaire (et probablement illégale)
Voilà le truc. Je vais le dire. Je n'ai jamais trouvé que les scans vf étaient d'une qualité... exceptionnelle. Souvent, la traduction était... comment dire... approximative. Les dialogues avaient un côté "google traduct" avant l'heure.
Oui, je sais, c'est horrible de dire ça. Les scanlators font un travail de titan. Ils y mettent du temps, de l'énergie, et probablement du café en quantité industrielle. Mais... je crois que je préférais la version anglaise, même si je devais sortir mon dictionnaire.
Dengeki Lovers: Dengeki Daisy Chapter 25 English
Et attention, je ne suis pas en train de dire que c'était toujours mauvais. Il y avait de bonnes équipes, qui faisaient un travail formidable. Mais la loterie des scans, vous voyez ? On ne savait jamais sur quoi on allait tomber.
Le mystère de la DLL
Et là, on arrive à la partie bizarre de l'équation : la DLL. Pourquoi ? Pour quoi faire ? Franchement, je n'en ai aucune idée. Est-ce que c'était une façon de crypter les fichiers ? De protéger les scans ? De nous rendre la vie plus compliquée ? Le mystère reste entier.
Je me souviens avoir passé des heures à chercher un "DLL fix" sur des forums obscurs. Des forums où l'orthographe était optionnelle et où le risque de télécharger un malware était plus élevé que de gagner au loto. Et tout ça, pour lire un chapitre de Dengeki Daisy.
Le format .vf... un format qui ne veut rien dire à personne en dehors de ce cercle initié. Il fallait un logiciel spécifique pour l'ouvrir. Un logiciel que personne ne connaissait avant de se lancer dans la lecture de Dengeki Daisy.
Et bien sûr, ce logiciel était souvent buggé, moche, et probablement développé par un étudiant en informatique un dimanche après-midi. Mais on l'utilisait quand même. On n'avait pas le choix.
Justin Bieber 2013: Dengeki daisy Manga review
Pourquoi tant d'efforts ?
On pourrait se demander pourquoi on se donnait tant de mal pour lire ces scans. La réponse est simple : l'histoire était géniale. Kurosaki était un héros complexe et attachant. Teru était adorable et courageuse. Et l'intrigue était prenante.
On était accro. On avait besoin de savoir ce qui allait se passer. On était prêts à affronter les scans de mauvaise qualité, les DLL récalcitrantes et les formats .vf exotiques pour avoir notre dose de Dengeki Daisy.
Aujourd'hui ?
Aujourd'hui, bien sûr, tout est différent. On a le streaming légal, les scans de meilleure qualité, et plus besoin de bidouiller des DLL. On peut même lire Dengeki Daisy sur son téléphone, confortablement installé dans son canapé.
Dengeki Daisy: Dengeki Daisy vol.05 - Minitokyo
Mais... est-ce que c'est aussi excitant ? Est-ce que ça a la même saveur ? Je ne sais pas. Peut-être que c'est juste la nostalgie qui parle. Mais je crois qu'il y avait quelque chose de spécial dans cette époque héroïque du téléchargement illégal. Un esprit de communauté, une passion commune, et une détermination à toute épreuve.
Alors, oui, c'était illégal. Oui, c'était parfois galère. Mais c'était notre galère. Et on l'a aimée.
Et vous, quel est votre souvenir le plus marquant de l'époque des scans vf de Dengeki Daisy ?