Dessin Page De Garde Svt 3eme

Ah, la 3ème… cette année charnière ! Entre les hormones qui dansent la macarena et la pression du brevet, il y a une chose qui nous unissait tous : la fameuse page de garde de SVT. C'était un peu comme le vernis sur une vieille bagnole : ça ne changeait pas le moteur (les cours), mais ça lui donnait un look un peu plus présentable.
Souvenez-vous, c'était l'occasion d'exprimer son "talent artistique" (ou pas !). Pour certains, c'était Picasso, pour d'autres, c'était… disons, un effort louable. On se souvient tous du mec qui avait dessiné une cellule hyper réaliste, avec toutes les organelles parfaitement identifiées et colorées. On se sentait tout de suite un peu moins fier de notre gribouillis de neurone fait à la va-vite.
Le défi créatif (ou le cauchemar du perfectionniste)
La page de garde de SVT, c'était un peu comme un test de Rorschach pour les profs. Ils pouvaient déceler notre intérêt (ou notre manque d'intérêt total) pour la matière rien qu'en regardant nos créations. Une page soignée, c'était un peu comme dire : "Madame/Monsieur, je suis motivé(e), je suis prêt(e) à disséquer des grenouilles !". Une page bâclée, c'était plutôt : "Je suis là parce que c'est obligatoire, mais mon cœur est ailleurs, probablement en train de rêver de pizzas."
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Les thèmes récurrents
Il y avait des classiques, bien sûr. Les cellules, toujours les cellules. On les voyait partout, des cellules animales aux cellules végétales, en passant par les neurones. C'était un peu comme la petite robe noire de la biologie : un incontournable.
Ensuite, il y avait le corps humain. On avait toujours le petit malin qui dessinait un squelette hyper détaillé, ou quelqu'un qui tentait de reproduire le système digestif. Souvent, le résultat ressemblait plus à un plan de métro qu'à un véritable organisme, mais l'intention était là.

Et puis, n'oublions pas l'environnement ! Arbres, fleurs, animaux… c'était l'occasion de montrer qu'on était sensible à la nature (même si, en réalité, on préférait passer nos week-ends devant la télé). Une chose est sûre, on retrouvait toujours les mêmes thèmes, comme dans une playlist des plus grands tubes de l'SVT.
Le matériel essentiel
Pour créer une page de garde digne de ce nom, il fallait le bon équipement. Les feutres de couleur étaient indispensables, surtout ceux qui sentaient bon les fruits (on ne va pas se mentir, on les sniffait tous en cachette). Les crayons de couleur, c'était bien aussi, surtout pour les dégradés subtils. Et bien sûr, la règle, pour tracer des lignes bien droites (enfin, on essayait).

Certains allaient même jusqu'à utiliser des gommettes ou des décalcomanies pour embellir leur œuvre. C'était un peu comme tricher au Scrabble, mais personne ne s'en souciait vraiment. L'important, c'était d'avoir une page de garde qui se démarquait des autres.
Et puis, il y avait ceux qui optaient pour la solution de facilité : l'impression. On trouvait des images sur Internet, on les imprimait, on les collait, et voilà ! C'était moins original, mais ça permettait de gagner du temps (et d'éviter les crises de nerfs devant une feuille blanche).

Souvenirs, souvenirs…
Aujourd'hui, quand on repense à ces pages de garde de SVT, ça nous fait sourire. C'était un petit rituel, une façon de s'approprier son cahier, de laisser une empreinte personnelle. Et même si nos dessins n'étaient pas toujours des chefs-d'œuvre, ils témoignent d'une époque, d'une année scolaire passée à apprendre, à grandir, et à essayer de comprendre le monde qui nous entoure (et à retenir la différence entre un mitocondrie et un reticulum endoplasmique !).
Alors, la prochaine fois que vous voyez une page de garde de SVT, ayez une pensée émue pour tous ces collégiens qui ont passé des heures à dessiner, à colorier, et à essayer de faire de leur mieux. Et rappelez-vous : l'important, ce n'est pas le résultat, c'est l'intention ! (Et peut-être aussi d'avoir un peu de talent, soyons honnêtes!).
