My Path To Killing Gods In Another World

Alors, écoutez ça. Un jour, je me suis réveillé... ailleurs. Pas le genre d'ailleurs où tu vas en vacances avec un billet d'avion. Non, c'était genre, totalement ailleurs. Des arbres violets, des créatures qui ressemblaient à des chats qui auraient trop bu, et un ciel qui changeait de couleur toutes les cinq minutes. Au début, j'étais surtout préoccupé par où trouver des toilettes. Priorités, quoi.
Le premier obstacle: La langue des écureuils philosophes
Bien sûr, parler aux gens était un peu compliqué au début. Disons que mon français de base ne servait pas à grand-chose. Tout le monde baragouinait une langue qui sonnait comme si des écureuils philosophes s'étaient mis à chanter de l'opéra. Sérieusement, ça ressemblait à ça. Imaginez essayer de commander un café avec ça. J'ai fini par apprendre, en gesticulant beaucoup et en offrant des cailloux brillants. Apparemment, ils adorent les cailloux brillants. Qui l'eût cru?
Puis, il y avait la nourriture. Oubliez le steak-frites. Ici, le plat national, c'était une espèce de gelée visqueuse qui brillait dans le noir. On m'a dit que c'était délicieux. J'ai souri poliment, j'ai pris une petite cuillère, et j'ai failli perdre mon déjeuner. Disons que je me suis rapidement converti à la cueillette de baies. C'était plus sûr. Surtout pour mon estomac.
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Rencontre inattendue avec Gertrude, la magicienne grincheuse
Ma vie a vraiment pris un tournant quand j'ai rencontré Gertrude. Gertrude, c'était une magicienne. Une magicienne assez grincheuse, il faut le dire. Elle ressemblait à une version âgée et fatiguée de Mère Gothel de Raiponce, mais avec un penchant pour les robes tachées de potion et un chat encore plus grincheux qu'elle. Au début, elle m'a pris pour un idiot. Probablement parce que j'avais essayé de lui demander de l'aide en imitant un poulet. Mais, avec le temps, on est devenus... disons, des associés. Elle m'a appris quelques trucs. Des trucs comme, comment faire léviter une tasse de thé (essentiel!), comment éviter les regards des basilics à trois têtes (très utile!), et, surtout, comment ne pas se faire transformer en grenouille (inestimable!).
Gertrude m'a raconté des histoires. Des histoires de héros, de monstres, et surtout... des dieux. Apparemment, ces dieux n'étaient pas vraiment... gentils. Ils étaient plus du genre à jouer aux dés avec la vie des gens, à déclencher des guerres pour se distraire, et à oublier de payer leurs impôts cosmiques. Des dieux un peu cons, quoi. Et Gertrude, elle en avait assez. Elle avait essayé de les combattre elle-même, mais... disons que les dieux avaient plus de ressources qu'une vieille magicienne grincheuse.

Les compétences acquises: De la cuisine à la combustion divine
Alors, c'est là que j'entre en jeu. Moi, le type qui avait des difficultés à faire cuire un œuf sans brûler la maison. Gertrude a commencé à m'entraîner. Pas comme dans les films, avec de la musique entraînante et des scènes de motivation. Non, c'était plus du genre: "Fais ça, sinon je te transforme en cactus". Mais bon, ça marchait. J'ai appris à me battre, à lancer des sorts (principalement des petits, genre allumer des bougies), et surtout, à réfléchir. Parce que, apparemment, même les dieux peuvent être vaincus avec un peu de logique et une bonne dose d'ingéniosité.
Les premiers combats étaient... chaotiques. Je me suis fait botter les fesses plus souvent qu'à mon tour. J'ai couru, crié, et même pleuré une fois (ne le répétez pas!). Mais petit à petit, j'ai appris. J'ai appris à utiliser mon environnement, à anticiper les mouvements de mes adversaires, et à exploiter leurs faiblesses. Et, chose surprenante, j'ai découvert que j'aimais ça. J'aimais l'adrénaline, j'aimais le défi, et j'aimais surtout l'idée de rendre le monde un peu meilleur.

Un chat philosophe nommé Socrate et la stratégie de la chaussette sale
Je ne peux pas non plus oublier Socrate. Non, pas le philosophe grec. Enfin, si, mais sous la forme d'un chat parlant. C'était le chat de Gertrude, et c'était, sans exagérer, le stratège le plus brillant que j'aie jamais rencontré. Il avait une manière bien à lui de résoudre les problèmes, souvent avec une indifférence détachée et une quantité surprenante de sarcasme. Sa meilleure idée? Attaquer un dieu avec une chaussette sale imprégnée d'une potion d'oubli. Ça a marché. Ne me demandez pas pourquoi.
Au fur et à mesure que je battais des dieux, je me suis fait des amis. Des alliés improbables, des créatures étranges, des héros oubliés. On s'est battus ensemble, on a ri ensemble, et on a pleuré ensemble (surtout après avoir goûté la gelée visqueuse brillante). On est devenus une famille. Une famille un peu dysfonctionnelle, certes, mais une famille quand même.

Finalement, après beaucoup de combats, de sacrifices, et de chaussettes sales, on a réussi. On a vaincu les dieux. On a remis le monde sur les rails. Et moi, le type qui avait du mal à faire cuire un œuf, je suis devenu une sorte de... héros. Un héros improbable, un héros maladroit, mais un héros quand même.
C'est fou, non? Un jour, tu es juste un type normal, et le lendemain, tu te bats contre des dieux avec une magicienne grincheuse, un chat philosophe, et une chaussette sale. La vie est pleine de surprises.
Et le plus beau dans tout ça? C'est que j'ai appris que le vrai pouvoir ne vient pas des sorts ou des armes. Il vient des amis, de la famille, et de la volonté de se battre pour ce en quoi on croit. Même si ça implique de se battre contre des dieux. Et peut-être même de goûter à cette satanée gelée visqueuse brillante. Mais, euh, peut-être pas.
