Page De Garde Cahier Poésie Chant Maternelle

Alors, imaginez la scène : vous êtes à un café, un café parisien, bien sûr, avec une baguette croustillante et un café au lait fumant. On commence à parler de nos souvenirs d'enfance, et bam! – voilà qu'on aborde ce truc bizarre, ce monument semi-oublié : le cahier de poésie et de chants maternels. Vous savez, celui qui trainait au fond du placard avec une couverture bizarre, souvent dessinée par vos petites mains tremblantes ? Allez, remuez vos méninges, vous voyez de quoi je parle !
La Page de Garde : Un Portail Vers l'Enfance (et le Kitsch)
Commençons par le commencement : la page de garde. Ah, la page de garde! Ce n'était pas juste une formalité, non ! C'était un peu comme la porte d'entrée d'un musée d'art enfantin, un avant-goût de la créativité (ou du chaos) qui allait suivre. On y retrouvait toujours les mêmes suspects :
- Le Nom : Généralement écrit en lettres capitales bancales, suivies d'un nom de famille aussi long qu'un jour sans Nutella.
- L'Année Scolaire : Un repère temporel qui nous rappelle cruellement que, oui, on vieillit. Genre, "2002-2003"… ouille!
- La Classe : CP, CE1, CE2… autant de sigles mystérieux qui définissaient notre rang dans la hiérarchie scolaire.
- Et le Chef-d'œuvre : Le dessin, le collage, le gribouillage… souvent un mélange surprenant de feutres baveux, de paillettes éparpillées et de colle qui avait séché en formant d'étranges sculptures.
Parlons des dessins ! On avait souvent le choix entre un paysage bucolique avec un soleil souriant (toujours souriant, même sous la pluie!), un bonhomme allumette démembré qui prétendait être nous, ou une tentative ratée de reproduire un personnage de dessin animé. Avouez, vous aussi, vous avez essayé de dessiner Pikachu et vous avez fini avec une sorte de rat mutant jaune ?
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Cahier de Poésie : Rimes et Châtiments
Après cette introduction haute en couleurs, on plongeait dans le vif du sujet : la poésie ! Des rimes qui piquent les yeux, des vers qui n'ont ni queue ni tête, et des poèmes que l'on devait apprendre par cœur sous peine de subir les foudres de la maîtresse. Mais soyons honnêtes, qui se souvient encore du poème de Paul Éluard sur le cancre ? Personne ! (Sauf peut-être les profs de français, et encore…)

Le cahier de poésie était aussi un terrain fertile pour les gribouillis. On y dessinait des cœurs transpercés de flèches, des noms de crushs (rayés frénétiquement cinq minutes plus tard), et des jeux de morpion improvisés pendant les dictées (chut!).
Chants Maternels : Berceuses et Cacophonies
Et puis, il y avait les chants maternels. Ces chansons douces et innocentes… Enfin, c'est ce qu'elles étaient censées être. En réalité, elles se transformaient souvent en concours de décibels entre gamins surexcités, avec des fausses notes à faire pleurer un chat. Qui n'a jamais hurlé "Alouette, gentille alouette" à pleins poumons, sans se soucier de l'intégrité de ses cordes vocales ?

Certaines chansons, par contre, avaient un pouvoir hypnotique. On les chantait en boucle, jusqu'à l'épuisement mental (et celui de nos parents). "Frère Jacques", "Au clair de la lune", "Une souris verte"… autant de mélodies entêtantes qui hantent encore nos nuits (enfin, peut-être pas toutes nos nuits).
Alors, la prochaine fois que vous croiserez un vieux cahier oublié, prenez un instant pour l'observer. Vous y trouverez peut-être un trésor de souvenirs, un témoignage de votre créativité enfantine (même si elle était un peu… particulière), et surtout, un bon motif de rigoler un coup. Et si vous retrouvez votre vieille page de garde, envoyez-moi une photo ! Je suis sûr qu'elle vaut son pesant d'or (en souvenirs, évidemment, pas en euros).
