Traversée Des Pyrénées En Vélo En 5 Jours

Traverser les Pyrénées à vélo en 5 jours. Tiens, tiens. On dirait un défi rigolo. Enfin, rigolo… pour celui qui le raconte après, avec un bon verre de vin et les jambes au chaud.
Soyons honnêtes, l’idée même me donne envie de me lover sous une couette avec un bon livre. Et c’est là, je crois, mon opinion impopulaire : les vacances, c’est fait pour se reposer. Pas pour se punir.
Le Vélo, cet Ami qui vous Veut du Mal
Le vélo. Un engin formidable. Sauf, peut-être, quand on envisage de grimper des montagnes avec. On vous dira : “Oh, mais c’est une expérience incroyable ! Un dépassement de soi !”. Mouais. Moi, je vois surtout des cuisses qui hurlent et un arrière-train martyrisé. Et ne parlons pas de la météo pyrénéenne. Un coup soleil, un coup déluge. Charmant.
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Je ne dis pas que c'est impossible. Des gens le font. Des gens aiment ça. Tant mieux pour eux. Je suppose. Mais entre moi et l'ascension du Col du Tourmalet en sueur et à bout de souffle, il y a un fossé. Un fossé que je comble volontiers avec une tartiflette et une bonne sieste.
Jour 1: "On s'échauffe, tranquille"
Ah, le premier jour. L'optimisme est encore de mise. On s'imagine pédalant gaiement à travers les paysages verdoyants. On respire l'air pur. On s'émerveille devant les petits villages pittoresques. La réalité ? Une douleur lancinante dans les jambes après 10 kilomètres et un vent de face qui vous donne l'impression de pédaler dans du Nutella.
Et les voitures ? Elles vous frôlent à toute vitesse, les chauffeurs vous jetant des regards condescendants. Vous vous dites : “Ils ne savent pas ce que je vis ! La grandeur de mon défi !”. Eux, ils pensent probablement : “Encore un cycliste qui ralentit la circulation”.

Jour 2: La Montagne, cette Ennemie Intime
Ça y est. La montagne. La vraie. Celle qui se dresse devant vous comme un mur. Celle qui vous nargue avec ses pentes abruptes. Celle qui vous fait regretter d'avoir mangé cette deuxième part de gâteau au petit-déjeuner.
On vous a dit de prendre un vélo léger. Vous avez écouté. Mais vous avez aussi embarqué votre sacoche avec trois paires de chaussettes (on ne sait jamais), une trousse de secours digne d'un hôpital de campagne et un guide touristique de 500 pages. Résultat : chaque coup de pédale est une torture.
Jour 3: Le Moral dans les Chaussettes
Le troisième jour. Le jour où le corps dit "Stop". Le jour où vous commencez à envisager sérieusement de prendre le bus. Le jour où vous maudissez celui qui a eu l'idée saugrenue de créer le vélo.

Vous croisez d'autres cyclistes. Eux, ils ont l'air frais et dispos. Ils vous sourient. Ils vous encouragent. Vous aimeriez les frapper. Non, pas vraiment. Mais presque. En fait, vous aimeriez juste être à leur place. Facile à dire hein ?
Jour 4: La Descente, ce Faux Ami
Enfin ! La descente ! Vous vous dites : “Je vais pouvoir me reposer”. Erreur. La descente, c'est une autre paire de manches. Il faut freiner en permanence. Vos mains sont crispées sur les poignées. Vos bras vous font souffrir. Et vous avez toujours cette petite voix dans votre tête qui vous murmure : “Attention, virage ! Attention, gravier ! Attention, vache en travers de la route !”.
Sans parler de la vitesse. Vous filez à toute allure, le vent dans les cheveux. C'est grisant, certes. Mais c'est aussi effrayant. Vous avez l'impression de ne plus contrôler votre vélo. Et vous vous demandez ce que vous faites là.

Jour 5: L'Arrivée, enfin! (Mais à Quel Prix ?)
L'arrivée. La délivrance. Vous avez réussi. Vous avez traversé les Pyrénées à vélo en 5 jours. Vous êtes un héros. Ou une loque humaine, c'est selon.
Vos jambes sont en compote. Votre dos est bloqué. Vous avez des ampoules partout. Mais vous êtes fier. Très fier. Et vous jurez que vous ne remonterez plus jamais sur un vélo de votre vie. Du moins, jusqu'à l'année prochaine.
Alors, oui, traverser les Pyrénées à vélo en 5 jours, c'est probablement une expérience enrichissante. Mais personnellement, je préfère les contempler depuis le confort d'un restaurant, avec une bonne bouteille et un plat réconfortant. Et vous savez quoi? Je crois que c'est très bien aussi.

Je dis ça, je dis rien. Mais n'oubliez pas, le plus important, c'est de profiter de ses vacances. Même si, apparemment, pour certains, ça veut dire souffrir sur un vélo. Chacun son truc, comme on dit. Et mon truc, c'est plutôt la paresse assumée.
Alors, Tourmalet un jour ? Non merci.
Disclaimer : Cet article contient une forte dose d'humour et ne doit pas être pris au pied de la lettre. Si vous aimez faire du vélo et traverser les montagnes, foncez ! Mais ne m'en voulez pas si je préfère rester au bord de la piscine.
