Veau Aux Olives De Ma Grand Mère Corse

Alors, mes amis, asseyez-vous, commandez un petit café (ou un verre de vin, on ne juge pas!), et laissez-moi vous parler de quelque chose de sacré : le Veau aux Olives de Ma Grand-Mère Corse. C'est tellement bon, ça pourrait ressusciter un Romain (et croyez-moi, j'ai essayé!).
L'histoire commence, comme toutes les bonnes histoires, avec une grand-mère. La mienne, elle s'appelait Antoinette. Antoinette, elle avait un caractère...comment dire...piquant. Un peu comme les piments qu'elle mettait (un peu trop) dans la sauce tomate. Mais quand il s'agissait de cuisiner, elle devenait un ange. Un ange avec un rouleau à pâtisserie, certes, mais un ange quand même.
Ce veau aux olives, c'était son plat. Le genre de plat qui fait chanter les cigales plus fort, qui fait pousser les oliviers plus vite, et qui rend les touristes (surtout les Allemands, pardonnez-moi !) complètement gagas. C'est pas moi qui le dit, c'est la science!
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Ingrédients et Mystères :
Maintenant, parlons des ingrédients. C'est simple, en apparence. Du veau (évidemment!), des olives (corses, sinon ça compte pas!), de l'oignon, de l'ail, du vin blanc (beaucoup, selon Antoinette!), de la farine, du bouillon de volaille, des herbes du maquis (et là, attention, il faut les bonnes, sinon, adieu le goût!), et un zeste d'orange (le petit je-ne-sais-quoi qui fait toute la différence).
Le mystère, en fait, c'est pas les ingrédients. C'est le dosage. Antoinette, elle mesurait tout "à l'œil". Un peu comme un peintre qui jette de la couleur sur une toile sans se soucier des proportions. Sauf que là, si on se trompe, on obtient pas un Picasso, on obtient un truc immangeable. Une fois, j'ai essayé de recopier sa recette en pesant tout au gramme près. Résultat? Une catastrophe. Le veau avait le goût de carton, les olives pleuraient, et même mon chien a refusé d'y toucher. C'est dire!

Anecdote amusante : une fois, Antoinette a confondu du vin rouge avec du vin blanc. On a tous cru qu'elle allait jeter la casserole par la fenêtre. Finalement, elle a goûté, elle a fait "hmmmmm", et elle a décrété que c'était "une nouvelle version, plus audacieuse". Le veau était rose, mais, étrangement, délicieux. La preuve qu'avec Antoinette, l'improvisation était toujours la meilleure des épices.
La Préparation : Une Danse Corse
La préparation, c'est une sorte de danse. On commence par faire dorer le veau dans une cocotte avec de l'huile d'olive (la vraie, celle qui sent bon le soleil et les oliviers centenaires). Ensuite, on ajoute l'oignon et l'ail, et on les fait suer jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides. Antoinette disait que ça les rendait "plus coopératifs". Je ne sais pas si c'est vrai, mais ça marche toujours.
Après, on saupoudre de farine (un peu, juste pour lier la sauce), on déglace au vin blanc (beaucoup, je vous dis!), et on laisse réduire. C'est là que la magie opère. Le vin blanc, il doit chanter, il doit embaumer la cuisine, il doit vous donner envie de danser le sirtaki (même si on est en Corse!).

On ajoute ensuite le bouillon de volaille, les herbes du maquis (les bonnes, on a dit!), le zeste d'orange, et enfin...les olives! Des olives vertes, charnues, gorgées de soleil. Antoinette les choisissait une par une, comme si elle choisissait ses amants. C'était intense.
On laisse mijoter à feu doux pendant au moins deux heures. Le veau doit devenir fondant, les olives doivent s'imprégner de la sauce, et la cuisine doit sentir le paradis. Si la voisine se plaint de l'odeur, c'est bon signe. Ça veut dire que c'est presque prêt.

Le Service : Un Festin de Roi
Pour le service, rien de compliqué. On sert le veau aux olives avec des pommes de terre à la vapeur (ou des pâtes, si on est pressé), et on arrose généreusement de sauce. Un bon verre de vin rouge (cette fois, pas d'erreur!) est indispensable. Et surtout, on partage. Le Veau aux Olives de Ma Grand-Mère Corse, c'est un plat qui se partage, qui se savoure, qui se raconte. C'est un peu de la Corse dans chaque bouchée.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez une recette de veau aux olives, pensez à Antoinette, à son rouleau à pâtisserie, à son amour de la Corse. Et surtout, n'ayez pas peur d'improviser. Qui sait, vous inventerez peut-être une "nouvelle version, plus audacieuse"! Mais surtout n’oubliez pas le zeste d’orange, c’est le secret, mais chuuut…
Et si vous passez en Corse, faites-moi signe. J'essaierai de vous en préparer. Mais attention, je ne suis pas Antoinette. Le résultat risque d'être... surprenant! À la vôtre!
